Qui sont les Frères Maristes ?

Les  Frères Maristes sont des religieux consacrés à Dieu et ils suivent Jésus à la manière de Marie. Ils vivent en communauté et se consacrent  spécialement à l'éducation des enfants et des jeunes.

La communauté compte environ 4 300 Frères, dispersés dans 78 pays sur cinq continents. Ils  partagent leur tâche de manière directe avec plus de 40 000 laïcs et s’occupent d’environ 500 000 enfants et jeunes.

Voir le site des Frères Maristes : www.champagnat.org

 

La maison mère de l’Institut des Frère Maristes : Notre Dame de L’Hermitage

Située à St Chamond (entre Lyon et St Etienne), Notre Dame de l’Hermitage est un lieu important pour les Frères car c’est la maison construite par Marcellin Champagnat avec ses premiers disciples.

C’est aujourd’hui un lieu d’accueil, de formation et de spiritualité.


 

La communauté à Issenheim 

Aujourd’hui il y a cinq Frères présents au sein de la communauté d’Issenheim :

les Frères André BARCON, Guy DESPREZ, Jacques DECLERCK, François HANSER  et  Maurice OLLAGNIER  

Lire l’historique de l’installation des Frères maristes à Issenheim.

 

La mise en œuvre au sein de l’Etablissement

Lire le projet éducatif

 

 

 

Aller à la découverte de Marcellin Champagnat…

Extrait de la Biographie tiré du livre La mission éducative mariste – Un projet pour aujourd’hui

Un homme fidèle à Dieu dans un siècle de crises

La France au temps de Marcellin Champagnat (1789-1840) est le théâtre de bouleversements politiques, culturels, économiques, de profondes crises au sein de la société et de l’Eglise. C’est dans ce contexte qu’il grandit, se forme et mûrit son projet de fondation des Petits Frères de Marie, ou Frères Maristes.

Dans sa jeunesse

MARLHES (1789-1805)

Son village natal est une zone de pauvreté culturelle dramatique : la plupart des jeunes et des adultes sont pratiquement illettrés. Cependant, durant l’enfance de Marcellin, Marlhes est traversé par des idées de progrès social et de solidarité issues de la Révolution qui agite la France et l’Europe. Son père joue localement un rôle important dans ce mouvement social.

La personnalité de Marcellin est façonnée surtout par trois personnes du cercle familial. Son père, homme intelligent et entreprenant, contribue à sa formation de futur citoyen. Sa mère et sa tante lui servent de modèle et de guide dans l’affermissement de ses premiers pas de croyant, dans l’approfondissement de sa foi, de sa vie de prière et l’éveil de sa dévotion à Marie.

La formation intellectuelle du jeune Marcellin s’avère très laborieuse par manque de maîtres compétents. Envoyé à l’école du village, il refuse d’y retourner, après une journée seulement, profondément marqué par la brutalité de l’instituteur envers un autre écolier. Il décide alors de se consacrer au travail de la ferme familiale. Il est dépourvu d’instruction lorsque, adolescent, il répond généreusement à l’appel de Dieu qui l’invite à devenir prêtre. Ce qui lui manque en instruction élémentaire est compensé par un grand bon sens, une solide piété, une force de caractère, des capacités manuelles et une inébranlable détermination.

 

  

LYON (1813-1816)

De 1805 à 1 813, Marcellin fréquente le petit séminaire de Verrières où sa vocation doit surmonter de nombreuses tentations de facilité ou de découragement. Il entre ensuite au grand séminaire de Lyon pour sa formation spirituelle et théologique. Ses professeurs ont souffert de la révolution françai se et ses conséquences. En ces temps troublés, Lyon centre marial ancien, devient le foyer d’initiatives apostoliques et missionnaires.

C’est dans cette terre mariale que germe l’idée de la Société de Marie et que se développe ce projet au sein d’un groupe de séminaristes, dont fait partie Marcellin. Dès le début, celui-ci exprime sa conviction que sa société de Marie doit comprendre des Frères pour prendre en charge l’éducation chrétienne des enfants des campagnes dont personne ne s’occupe.

 

Dans le labeur de la fondation

LA VALLA (1816-1825)

Après son ordination à la prêtrise, le 22 juillet 1816, Marcellin est nommé vicaire à La Valla. Il constate combien, dans cette zone rurale de montagne, la population vit dans l’isolement et dans une très grande pauvreté culturelle. De plus, la fonction d’Instituteur est si mal vue et mal rémunérée qu’elle n’attire que des recrues de second ordre.

Fin octobre 1816, Marcellin est appelé au chevet du jeune Jean-Baptiste Montagne qui, âgé de 17 ans, va mourir sans avoir entendu parler de Dieu. Dans  les yeux de cet adolescent, il perçoit les appels de détresse de milliers d’autres jeunes, victimes comme lui, d’une tragique pauvreté humaine et spirituelle. Cet événement le pousse à l’action.

Le 2 janvier 1817, Marcellin réunit ses deux premiers disciples, d’autres suivent bientôt. La Valla devient ainsi le berceau des Frères maristes ; Une merveilleuse aventure spirituelle et éducative commence dans la pauvreté, la confiance en Dieu et en Marie.

Les premiers frères sont de jeunes ruraux, pour la plupart âgés de 15 à 18 ans, plus habitués aux durs travaux de la terre qu’à la contemplation, à la réflexion et à l’éducation des enfants.

 

Marcellin communique à ces jeunes son enthousiasme éducatif et apostolique ; il vit au milieu d’eux et comme l’un d’entre eux. Il leur apprend à lire, à écrire et à compter, mais aussi à prier et à vivre l’Evangile dans la vie quotidienne, à devenir des instituteurs et des religieux éducateurs.

Très vite, il les envoie dans les hameaux les plus reculés de la paroisse, pour enseigner aux enfants, et parfois aux adultes, les rudiments des connaissances religieuses et les premières notions de lecture et d’écriture.

 

L’Hermitage (1825-1840)

En 1824, la petite communauté a grandi. Marcellin construit dans un vallon proche de la ville de Saint Chamond une vaste maison de formation, Notre Dame de l’Hermitage. C’est à la fois un monastère et un centre de formation des Frères instituteurs.

Marcellin a œuvré jusqu’à l’épuisement de ses forces à la fondation d’une famille de religieux éducateurs. Malgré les déceptions, les difficultés et les contretemps, sa confiance et son projet sont restés fermes.

Quant il meurt, âgé de 51 ans, le 6 juin 1840, sa congrégation compte 290 Frères enseignant dans 48 écoles primaires.

 

Marcellin Champagnat est la source de l’éducation mariste. Les temps ont changé, mais sa vision et son esprit ne cessent de nous animer. Dieu l’a choisi pour porter le message d’amour et d’espérance de Jésus aux jeunes de la France de son temps. Dieu nous inspire à faire de même aujourd’hui dans nos pays respectifs.